Le livre papier, cet objet unique

7 avril 2019 § Poster un commentaire

Les amoureux des livres savent que, contrairement aux livres électroniques, chaque livre papier est unique. Voyons ce qui les différencient.

L’édition : souvent en dernière page, vous trouverez la date d’impression, qui vous indique l’ « édition » vous avez :

Dans le cas du broché de la Variante chilienne (sortie août 2015), vous voyez ici les 3 dates :
– première impression : avril 2015.
– avant sa sortie, la mise en place et la demande des libraires est importante : l’éditeur lance une seconde impression en août 2015.
– l’éditeur surveille attentivement les ventes. En septembre, il décide d’anticiper les ventes de Noël et commande un troisième tirage.

L’impression : l’éditeur envoie à l’imprimeur la couleur exacte Pantone qu’il souhaite pour la tranche du livre. Malheureusement, il se peut que des aléas de production ne rendent pas fidèlement les teintes souhaitées. On voit un bon exemple sur les 3 éditions de La fractale des raviolis où les roses ne sont pas exactement les mêmes.

Le texte : les fautes d’orthographes sont la hantise des éditeurs (et des auteurs). Malheureusement, malgré le travail attentif des correcteurs, la première impression en contient toujours. Une fois signalées, l’éditeur va les corriger pour les éditions suivantes. Dans le cas de La variante chilienne, un ignoble « Argentine de Pinochet » (p214) était dans le tirage d’avril 2015. Celui d’août 2015 le corrigeait par « Chili de Pinochet »… mais celui de septembre 2015 reprenait l’erreur ! Pourquoi ? Une simple inattention lors de l’envoi du fichier à l’imprimeur (non, nos amis éditeurs n’utilisent pas SVN ou Github comme les informaticients ;-))
Les « pré-print » ou « service presse ». En fonction du planning des corrections, il est possible que l’éditeur envoie aux distributeurs, médias ou libraires des exemplaires non corrigés. Ce sont des exemplaires différents de la version finale (en général moins cher à imprimer). Cela se voit clairement sur la couverture de La variante chilienne (couverture blanche non texturée avec la mention épreuves non corrigées).

Les exemplaires médiathèques. Les couvertures sont en général plastifiées et ont un code à barre. C’est assez collector quand on arrive à en récupérer un (sans le voler ! 🙂

Les versions poches : elles aussi ont leurs différentes vies. Témoin la collection folio qui a changé vers 2016 leur identité visuelle.

Les dédicaces. C’est la personnalisation ultime de votre roman, possible lors des rencontres avec les auteurs sur les salons ou dans les librairies. Voici la page dédiée à mes plus belles dédicaces.

 

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